24.11.2007

L'Unef se retire de la coordination nationale étudiante

 Les délégués de l'Unef ont quitté la coordination nationale réunie à Lille pour dénoncer le climat de tensions engendré selon le principal syndical étudiant par sa démarche de négociation avec le gouvernement sur la loi sur l'autonomie des universités.

Composée de délégués mandatés par les assemblées générales qui se tiennent depuis plusieurs semaines sur les campus de toute la France, la coordination nationale devait débattre pendant deux jours de ses revendications à l'université de Lille.

Selon une porte-parole de l'Unef, plusieurs délégations composées d'étudiants syndiqués à l'Unef n'ont pas obtenu le droit d'y entrer après plusieurs heures de contrôles.

Après des incidents avec la presse lors des précédentes réunions de la coordination, notamment à Rennes, les journalistes avaient été regroupés samedi dans une pièce à l'entrée de laquelle on pouvait lire "en quarantaine", a rapporté une participante.

Ils ne pouvaient pas suivre les débats en direct. De plus, les contrôles des délégations se seraient quant à elles déroulées sous une affiche "Bienvenue au goulag".

"On refuse de cautionner un climat de tensions voire de violence. L'unité n'est plus possible si on refuse les représentants de l'Unef mandatés par les AG", a expliqué à Reuters la porte-parole.

"On reproche à l'Unef d'avoir appelé à des négociations mais nous pensons que c'est le rôle des syndicats", a-t-elle ajouté.

Au total, ce sont environ 50 personnes sur 150 qui ont quitté le campus lillois selon l'Unef, qui ne réclame pas l'abrogation de la loi Pécresse contrairement à de nombreuses AG.

source : Reuters

 

19.11.2007

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17.11.2007

ECB à Lille Flandre le 16 novembre

98649e587297f97b468266301c4c4d73.jpgHier après-midi, une petite centaine d’étudiants en faveur du blocage des facs ont défilé dans les rues de Lille, notamment autour de la Grand-Place.
Ensuite, vers 17 h, devant la gare Lille-Flandres, une dizaine de membres du collectif ECB (Étudiants contre les blocages) ont distribué des autocollants.
Trainlife, une association d’aide aux usagers, faisait de même, pour protester contre les perturbations du trafic SNCF. • 

PHOTO PATRICK DELECROIX(la voix du nord

15.11.2007

La voix du nord du 14 novembre

RÉFORME DES UNIVERSITÉS
Les étudiants contre les blocages s’organisent pour se faire entendre  Sébastien Collemare, 24 ans, a créé le collectif ECB Nord.

Les membres du collectif ECB – Étudiants contre les blocages – ne se positionnent ni pour ni contre la loi sur la réforme de l’université. Ils militent avant tout pour pouvoir continuer à aller en cours.
Les tracts ont commencé à circuler à la fac de droit lundi matin. Format A5 et rouges pour la plupart, les feuillets veulent représenter les « étudiants contre les blocages ». Sébastien Collemare est à l’origine de la création du collectif dans le Nord. Étudiant à Valenciennes, il trouvait antidémocratiques certains blocages de fac. « Je suis allé assister à une AG à Lille I et j’ai trouvé les conditions de vote un peu scandaleuses.
Des étudiants d’autres facs sont venus y voter et le comptage des voix m’a semblé plus que suspect. Il n’est pas normal que certains décident pour d’autres.
» Le jeune homme est donc allé faire des recherches sur internet pour savoir ce qui existait du côté des antiblocage. Il est tombé sur le collectif ECB, créé jeudi dernier à Paris, et a d’emblée décidé de mettre en place une antenne locale. Elle regroupe une cinquantaine de personnes et devrait essaimer à Valenciennes.
Depuis, les membres sont allés tracter à Lille I, II et III. Où ils n’ont pas toujours été bien reçus. Ce que Sébastien Collemare regrette surtout, c’est la violence qui peut exister. Lundi, lors d’une distribution de tracts, certains des membres se sont fait agresser physiquement et une de leurs voitures a été amochée.
En ce qui concerne la loi, « le collectif ne se prononce pas. On n’a pas à prendre position. On veut mobiliser le maximum de personnes qui sont contre les blocages, même s’ils sont contre la loi ». Comme alternative pour faire connaître son mécontentement, il propose de manifester le week-end. « Si les étudiants de chaque université, filtrés grâce à leur carte d’étudiant, votent le blocage, si toutes les libertés sont respectées, nous nous inclinerons », explique-t-il. •  C. D.

Sébastien d’E C B "Nous ne baisserons pas les bras, nous ferons différemment "

 

LE MOUVEMENT ÉTUDIANT CONTINUE

'Hier matin, environ cent cinquante étudiants ont été bloqués par les forces de l’ordre alors qu’ils tentaient d’entrer dans la gare Lille-Flandres pour paralyser les voies. Aujourd’hui, les blocages se poursuivent dans les universités de Lille I et Lille III.

Le mouvement s’est interrompu hier à Lille II suite au vote des étudiants qui ont souhaité, à une large majorité, la reprise des cours (1346 contre946). Par ailleurs, Lille I a fait partie d’une motion votée par le Conseil d’administration de l’Université des Sciences et Technologies de Lille (U S T L) qui« demande son abrogation (de la loi L R U, ndlr) et l’ouverture de négociations » selon un communiqué.

Par ailleurs, des membres du collectif E C B (étudiants contre les blocages) ont déposé plainte contre X hier pour agressions. « Nous n’irons plus tracter là-bas (à Lille III, ndlr),  c’est trop dangereux, a dénoncé hier Sébastien Collemare d’E C B, 'mais nous ne baisserons pas les bras, nous ferons différemment. »'

A.B. avec AFP'

DANS LILLE PLUS

14.11.2007

communiqué de presse du 14 novembre

Le collectif ECB Lille se félicite que les étudiants de Lille 2 aient rejeté massivement le blocage. Ils y voient le résultat d'une organisation exemplaire du scrutin dans l'université. En effet, le vote s'est déroulé à bulletin secret et la carte d'étudiant était obligatoire  pour y participer.
Une organisation de ce type permet d'éviter la présence d'étudiants étrangers à la faculté et ce mode de scrutin est réellement démocratique ce qui permet d'obtenir des résultats représentatifs de l'opinion des étudiants.
Nous tenons à souligner que la seule faculté ayant organisé un vote à bulletin secret avec carte d'étudiant est également la seule à ne pas être bloquée. Nous y voyons un évident lien de cause à effet !
Ce jour, nous avons pris contact avec les Présidents des universités de Lille 1 et de Lille 3 en leur faisant parvenir une requête concernant l'organisation des Assemblées Générales selon des modalités analogues à celles présentes hier à Lille 2.

Grand Rassemblement national

Le collectif Etudiants Contre les Blocages, présents dans de nombreuses universités françaises appelle à un grand rassemblement pour dénoncer les blocages :

Rendez vous dimanche 18 novembre
À 15h00
Place de la République à Paris
(Trajet République - Nation)


Montrons tous ensemble notre attachement à nos libertés !!


Pour plus d’informations vous pouvez nous contacter via notre adresse mail etudiantscontrelesblocages@yahoo.fr

A dimanche

Le collectif ECB

12.11.2007

intervention de gonzague laumet collectif ECB Lille

COMMUNIQUE DE PRESSE du 12 novembre



AGRESSIONS DES MEMBRES DU COLLECTIF ECB


Ce matin, des membres de notre collectif se sont fait agresser aux abords de l’Université de Droit de Lille 2 alors qu’ils distribuaient un tract contre le blocage des universités. Nos agresseurs étaient des membres de la CNT et du SCALP venus de Lille 3. Ils nous ont porté des coups alors que nous ne les avions absolument pas provoqués. Ils s’en sont ensuite pris à la voiture d’un des membres et y ont infligé des dommages importants.
Après avoir déposé une première plainte au commissariat, nous nous sommes rendus à l’Université de Lille 3 afin de tenter d’établir un dialogue sur le blocage avant l’ouverture de l’AG qui devait se tenir à midi. Nous avons été accueillis par des membres du SCALP. Ceux-ci nous ont intimidé et ont tenté de détruire nos tracts. Ils ont ensuite décidé de recourir à la force en frappant plusieurs de nos membres et en en poursuivant d’autres jusqu’à la station de métro. Cette situation a débouché, en début d’après-midi, sur le dépôt d’une seconde plainte suivie presque immédiatement d’une troisième déposée pour l’agression d’un de nos membres à Lille 1.
Nous nous indignons de la manière dont les bloqueurs bafouent les libertés les plus fondamentales en usant de la force pour faire taire toute personne ne partageant pas leur opinion.

Le collectif ECB Lille

11.11.2007

MOBILISONS NOUS

Mercredi 7 novembre, à midi, l'assemblée générale commence à Tolbiac dans une ambiance survoltée. Les orateurs se succèdent au micro : représentants de l'Unef, de Lutte Ouvrière, des Jeunesses Communistes Révolutionnaires, de Sud étudiants mais aussi beaucoup de non-syndiqués. « Nous devons répondre aux attaques du Gouvernement : bloquer permet de mobiliser, l'ébullition va déstabiliser le pouvoir », déclare à la tribune une fille de l'Unef. Partie de la critique de la réforme des universités début octobre, la contestation reprend à son compte toutes sortes de revendications : la défense des étudiants, des droits sociaux, des minorités, du service public, des marins et des cheminots. Se souciant peu des amalgames, les étudiants pointent, discutent et dénoncent les récentes mesures du Gouvernement. Une liste fourre-tout et sans nuance, manquant souvent d'objectivité et de précision.


Le mouvement étudiant : contre Pécresse mais surtout contre Sarkozy
Pour la première fois, les gauchistes et les pro-grèves ne sont pourtant pas les seuls à se faire entendre dans les AG. Les « anti-blocage » prennent la parole et sont chaudement applaudis par ceux qui veulent reprendre les cours. Jeudi, à Nanterre Paris X, 615 étudiants ont voté pour le blocage, 199 contre. «Je suis contre le blocage et pour la loi Pécresse » expliquait un étudiant en Sciences politiques, « Sarkozy a été élu pour faire ces réformes. Le système actuel ne motive pas les étudiants. Si l'inscription à la fac augmente, tant mieux, les étudiants seront plus motivés, il y aura moins d'échec. Avec un système de prêts comme aux Etats-Unis l'autonomisation peut fonctionner. »

AG Lille 3 12H Lundi 12 novembre

 

Il est du devoir de tous ceux qui veulent rétablir la vérité, défendre la démocratie et de faire entendre leur voix dans les jours qui viennent par les urnes et leurs mobilisations dans les nombreuses réunions prévues dans les jours qui viennent.
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NOUS REAGISSONS

Rennes 2 : des étudiants contre le blocage de leur fac

Publié le 22/02/2006


Des étudiants rennais se mobilisent contre le blocage de leur fac, occupée depuis plusieurs jours par des éde l'Académie de Rennes "ses dispositions contre le blocage de l’Université de Rennes 2".

"Si nous ne méconnaissons pas le droit des étudiants à manifester leur hostilité à l’égard d’un projet de loi, y compris en ayant recours à la grève, ce droit ne saurait toutefois être en contradiction avec un principe fondamental et général qui est celui du libre accès des citoyens au service public en l’occurrence de l’Enseignement supérieur", écrivent ces étudiants.

"Force est de constater :
1) Que les enseignants de l’université de Rennes 2 n’étant pas en grève, les enseignements peuvent être dispensés normalement.
2) Que sous couvert des décisions prises en assemblées générales, des étudiants contreviennent à la loi en empêchant d’autres étudiants d’avoir accès aux locaux de l’université.
3) Que le président de l’université de Rennes 2 n’a pris aucune disposition pour permettre l’accès aux locaux de l’université.

Et ces étudiants, membres de la Coordination étudiante favorable au droit de grève opposée au blocage de demander au Recteur : "tout en respectant le droit de grèves des étudiants, de prendre toutes les dispositions nécessaires pour permettre aux étudiants qui le souhaitent d’avoir accès aux locaux publics de l’Université et d’y suivre les enseignements des professeurs qui n’ont pas manifesté leur volonté d’être en grève".

Un président d'université bien complaisant

Il est vrai qu'à Rennes 2, tout semble bien compliqué pour les étudiants désireux de suivre normalement des cours. Des syndicats étudiants, peu inspirés semble-t-il, n'ont pas hésité à bloquer les entrées de la fac avec des tables et des chaises... soutenu, en parole, par le président même de l'Université. "Celui de Rennes-II, Marc Gontard, a officiellement demandé aux directions d'UFR de «faciliter la participation des étudiants à la manifestation prévue en leur permettant de s'absenter et en évitant toute disposition qui pourrait la pénaliser». Pour lui, l'inquiétude des jeunes est «légitime», pouvait-on lire la semaine dernière dans Libé.

Déroutant...

non aux blocages de nos années d'études

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un des nombreux commentaires d'étudiants pris en otage...

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Bonjour!

Etudiante à lille 3 en L3 de lettres modernes...
Moi ce que j'ai compris de ce blocage :
c'est que les bloqueurs bloquent, contre disent-ils, une non démocratie (vous saviez, vous, qu'on était en dictature? premières nouvelles), en utilisant des moyens antidémocratiques au nom de la démocratie.
C'est à vrai dire loufoque.

Enfin qu'on soit politisé ou non, d'accord ou non avec cette fameuse lru... il ne me semble pas qu'une fac est le terrain d'une discussion politique, un QG de parti politique, un endroit où l'on bloque pour des raisons idéologiques.

De toute façon, soyons clairs : le blocage est un moyen "extrême" de la grève, quand celle-ci n'attire pas assez de monde... Les AG à lille se multiplient depuis des semaines, ne réunissant que qques personnes (qques centaines sur 22 milliers).

Je salue donc cette initiative de ECB; l'objectif est de mettre dehors ces gens. Qu'ils manifestent dans la rue oui. Qu'ils entravent le (bon) fonctionnement de la fac, non.

Ecrit par : adeline | 11.11.2007

 

Commentaire laissé sur le site national : http://etudiantscontrelesblocages.hautetfort.com 

ne nous laissons pas prendre en otage


communiqué de presse

Suite aux récents blocages des universités, l’ensemble des étudiants français et étrangers qui s’y opposent ont décidé de se rassembler sous le collectif des Etudiants Contre les Blocages (ECB)  

« Même si la liberté de manifester est un principe de toute société démocratique. Pour autant, nous condamnons ces manières radicales, qui consistent à prendre en otage des étudiants soucieux de réussir leur année à des fins strictement idéologiques.

Nous n’admettons pas qu’une minorité de personnes (issue groupes extrémistes) prenne unilatéralement la décision de nous empêcher d’étudier.

Nous réclamons donc qu’un vrai débat s’installe dans les facultés et demandons aux présidents d’universités d’organiser à l’issue des assemblées générales un vote à bulletin secret pour tous les étudiants »

Le collectif ECB

09.11.2007

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